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Eclairer le débat sur les capacités - expériences pratiques
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Nous accueillons le nouveau millénaire avec cette quatrième édition de Capacity.org, en reprenant le débat sur le renforcement et le développement des capacités au sens large.1 Aujourd'hui, les questions soulevées dans notre numéro de lancement d'avril 1999 sont réexaminées à partir d'une base empirique, éclairée par les résultats de la recherche et le point de vue de praticiens.
En octobre 1999, l'African Capacity Building Foundation (ACBF), l'ECDPM et le réseau informel du CAD sur le développement institutionnel ont organisé un atelier sur les approches concernant le renforcement des capacités et le développement institutionnel. Ce numéro se fonde sur plusieurs documents préparés pour cette réunion et présente un certain nombre de leçons tirées à cette occasion. L'atelier a accueilli 70 participants, représentants d'instituts nationaux africains de recherche politique et membres du réseau informel du CAD.
Le thème principal de l'atelier a porté sur l'aspect opérationnel des programmes de renforcement des capacités et de développement institutionnel. Les présentations effectuées et les sessions des groupes de travail se sont penchées sur un certain nombre de questions, parmi lesquelles: Comment les interventions ont-elles été conçues, et comment le développement des capacités a-t-il été interprété? Quelles stratégies et quels instruments d'intervention ont-ils été utilisés? Comment la conception et la réalisation des programmes ont-elles été effectuées ? Qui a participé au processus? Les interventions et les processus mis en œuvre ont-ils fait l'objet d'un suivi et d'une évaluation?
En toile de fond à cet atelier, un document d'ensemble résume les principaux points soulevés par les études de cas préparées pour l'occasion. Nous présentons ici, dans notre section réservée aux contributions externes, les versions résumées de quatre interventions illustrant des expériences variées en matière de renforcement des capacités en Afrique et en Asie.
Oforbuike Nwobodo et Matthias Schmale nous fournissent un aperçu du développement des capacités institutionnelles au niveau de l'organisation de la Croix-Rouge nigériane. Ils s'intéressent à la manière de créer des structures crédibles de gouvernance dans le cadre du concept de la «Société nationale qui fonctionne bien» développé par la Croix-Rouge internationale, ainsi qu'à la difficile tâche des agents du changement dans l'orientation de ces processus de transformation organisationnelle.
Cet accent mis sur le fonctionnement interne d'organisations formelles, à l'échelon individuel, contraste avec l'examen du développement des capacités institutionnelles par Graham Teskey, à partir d'une perspective systémique. Il passe en revue le programme de réforme du service public en Tanzanie et le programme sectoriel de développement de l'éducation en Ouganda. Son message principal est que, pour comprendre la manière dont les compétences individuelles peuvent être transformées en capacité organisationnelle, une prise de conscience plus large de la notion de « renforcement des capacités » s'impose, au-delà d'une approche purement technologique du problème.
La contribution de Niloy Banerjee nous conduit à l'extrémité opposée du spectre de la définition, où le « développement des capacités » devient quasiment synonyme de développement même. En insistant sur le fait que le développement des capacités doit prendre davantage en compte les complexités sous-jacentes à la pauvreté, il nous invite à réfléchir à une notion plus large du concept, à travers l'examen critique de la manière dont les programmes de micro-crédit au Bangladesh ont développé les capacités des plus défavorisés à surmonter la pauvreté.
La version intégrale du document d'ensemble et des trois études de cas sont disponibles sur le site web. Pour tout autre document relatif à l'atelier, merci de bien vouloir contacter CIDA (pour l'étude sur l'Éthiopie) et l'ACBF, P.O. Box 1562, Harare, Zimbabwe.
Enfin, signalons qu'une note d'orientation (Policy Brief), publiée récemment par l'Institut sur la gouvernance d'Ottawa, explore certains des défis opérationnels auxquels sont confrontées les agences d'aide au développement lorsqu'elles adoptent des politiques de renforcement des capacités.
[1] Dans les publications sur le sujet et parmi les praticiens eux-mêmes, les termes « renforcement des capacités » et « développement des capacités » sont utilisés de façon interchangeable sans véritable distinction conceptuelle. Nous suivons donc cet usage à travers les pages du site web en employant ces deux termes sans discrimination.